Rue Ferrer

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Rue Ferrer, Squamate, série limitée de cartes postales, captures d’écran, 10X15

Prenant comme point de départ la rue Ferrer à Saint-Denis, située à proximité de l’université Paris 8, une recherche des rues Ferrer dans le monde est entreprise grâce aux outils de cartographie en ligne. Quand une rue Ferrer est détectée, s’en suit une navigation virtuelle le long de la rue. Si les technologies actuelles sont utilisées dans ce projet, l’action de déambuler dans une rue est, elle, très proche de ce dont on a l’habitude de faire dans la « vie réelle ». L’artiste, telle une photographe, l’appareil autour du cou, se promène dans chaque rue afin de trouver le bon angle, le bon cadrage de prise de vue. S’arrêtant intuitivement devant une façade de maison, un entrepôt de zone d’activité commercial, un bord de mer ou une route de montagne.

La rue Ferrer devient une rue générique, preuve de la globalisation du monde, et paradoxalement, une étude des spécificités géographiques, et parfois culturelles, d’un point donné d’une ville en France, en Italie ou encore en Australie. Derrière chaque carte postale, l’endroit est situé : le nom de la rue, la ville, la région, le pays et la distance qui le sépare de la rue éponyme à Saint-Denis. Cette distance est accompagnée d’un plan traçant l’itinéraire de la rue Ferrer, Saint-Denis à la rue Ferrer, autre ville.

L’objet carte postale souvent employé pour promouvoir un lieu touristique, un monument ou une place historique est ici désacralisé pour montrer le paysage urbain quotidien. Elles peuvent être envoyées avec l’idée que : « je vis ici, voilà ce que je vois tous les jours en sortant de chez moi » et non « je suis en voyage ou en vacances dans un endroit extraordinaire ». Ce sont des cartes de l’ordinaire.

Rue Ferrer a été exposé lors de Saint-Denis échelle 1 au centre d’art Synesthésie

Sans contrefaçon

Sans contrefaçon, photographies, 40X60, 2010-2011

Cette série de photographies part d’un constat : l’imaginaire projeté par une société sur le jouet pour enfant. On propose aux petites filles un archétype variant de la princesse à la ménagère (comme maman ?) et aux petits garçons, du militaire au bricoleur (comme papa !). Du diadème au fer à repasser, il n’y a qu’un pas, sois sage !

Les fabricants de jouets pour enfant tentent-ils de brouiller les pistes en créant des G.I, aux visages androgynes, pourvus de T-shirts moulants et de martinets ? Se disent-ils : « poliçons (polissons) les soldats américains pour rendre la guerre accessible aux enfants » ? La série Sans contrefaçon [je suis un garçon], avec ses mises en scènes « naïves », revendiquerait plutôt le vieil adage des 70’s : « faites l’amour pas la guerre ».

L’artiste pose un regard d’adulte sur ces G.I. en les sortant de leur contexte habituel. Elle questionne les codes, les tabous, les assimilations et les postulats engendrés par les représentations, très souvent clichées, de « la culture gay ». Par extension, Sans contrefaçon interroge l’uniformisation des modèles corporels et sexuels offerts par l’imagerie de mode et la publicité. Plus généralement, elle met en avant les sempiternelles pressions familiales à propos du devenir d’un enfant.

 

9 janvier 1993

9 janvier 1993, photographies couleur et noir et blanc, 40×60

Ce travail prend comme point de départ un fait divers. L’histoire d’un homme menant une double vie. Un homme ordinaire, fils, mari et père qui ment à ses proches au sujet de sa vie professionnelle. Il s’invente une formation, un métier puis une carrière. Tous les jours, l’homme part de la maison pour se rendre au bureau. Mais comme le bureau n’existe pas, autre part que dans sa tête, l’homme passe ses journées à errer sans but au volant de sa voiture. Il attend l’heure à laquelle il rentrera chez lui, après une journée de travail.

Cet homme pour plaire à son entourage s’est inventé une position sociale. Son quotidien, qu’il doit raconter lors des diners de famille, n’est que le fruit de son imagination. Il a préféré la représentation de sa vie à une vie réelle. Il ne vit qu’à travers le regard des autres.

En commençant par de petits mensonges, pour ne pas décevoir ou blesser, il a construit de toutes pièces un pan de sa vie. Durant 18 ans, l’homme ment au sujet de cette activité professionnelle qu’il n’a pas. Mais loin d’un homme qui mènerait une autre vie, en parallèle, avec d’autres personnes, lui ne vit rien, ne rencontre personne.

Cette série propose d’imaginer le quotidien de cet homme fait d’allers et retours, de patience et de solitude. Traversant le pays sans but. Des heures et des heures de non-vie pour ne pas divulguer son secret et ressembler à son idéal.

Dans ce « conte » moderne, le vide se troque contre une belle carrière aux yeux des autres. La peur de l’échec et la pression de la réussite prennent une telle place qu’un homme peut nier une part de lui pour l’échanger contre un paraître.

De peur que l’on découvre son subterfuge il tua sa femme, ses deux enfants, ses parents et son chien le 9 janvier 1993.

Promotional Warning

a photographic billboard : Sarai Reader 09, The Exhibition, episode 3, 3rd February 2013 at Devi Art Foundation, Gurgaon, India

Promotional Warning a photo exhibition on the power of the subliminal message : six posters A3, six postcards (10X15 cm), two advertising shapes

While advertising by its very nature and function is slick, hoping in this manner to attract maximum attention in a limited time-frame. In Promotional Warning, the visual grammar doesn’t evoke a feeling of the utopian perfection although borrows it basic form and shape from billboards and metropolis. Unlike promotional photos which promote a glorious body and perfect objects, the photographs of Promotional Warning echo the sentiment of the vacuum of a disenchanted world on one hand and while simultaneously revealing an intimacy not usually expressed in adverts. In this exhibition, each photograph is juxtaposed with cards carrying a poignant and powerful message that draw the viewer to think. Youth, Yield, YMCA are diverted and criticized.

The work reveals and mocks at the propaganda which encourages productivity and produce without consideration of the environment, youth at all costs and the loss of the catholic media message. This exposition forces introspection on the subliminal power of advertising.

The universal forms and shapes of billboards and metropolis around the world are used to express these messages.

Visitors will receive postcards and posters. This work is influenced by conceptual, social and street art. Posters and Postcards are reproducible and can be print at several copy, this fact ask also the copyright notion who exists in the art world.

REHAB II Urban Festival Paris

Rehabsite

UNE EXPOSITION MONUMENTALE

 L’objectif ? Transformer l’intégralité de l’intérieur du bâtiment grâce à la participation d’une centaine d’artistes de tous horizons, en favorisant la diversité des techniques (collage, spray, pinceau, pochoirs).

Le maitre mot ? L’IMMERSION ! Les murs vierges du bâtiment laisseront place à 7 nouveaux univers dans lesquels seront transportés les visiteurs.

16 JUIN ► 16 JUILLET 2017 // 10h ► 22h

Maison des Arts et Métiers – Cité Internationale Universitaire – PARIS

REHAB II

SQUAMATE

« L’ordre des squamates regroupe les reptiles qui changent régulièrement de peau. »

A l’image du serpent, Squamate est une artiste protéiforme, renouvelant sa pratique à chaque expérience d’exposition. Expérimentant les possibilités de la photographie, dès le début du nouveau millénaire, elle commence par tracer le portrait d’une génération en marge, adepte de la liberté et du non-conformisme. Evoluant dans des milieux underground et militants depuis l’adolescence : squats, free-parties, scène punk, etc., elle développe, d’autre part, son travail dans le cadre d’études d’arts plus institutionnelles.

Ce double regard la mène vers la maturation de son univers, dans lequel le corps et la peau ont une place prépondérante : corps féminin, genré, marqué, transformé ou tatoué, corps périssable, politique ou social, corps animal…

Petit à petit, le texte, les mots intégreront les images qu’elle produit, messages sociétaux, témoignages, qui donnent vie à ce corps social, trop souvent oublié dans les mégalopoles urbaines où elle à pu vivre : Paris, Milan, Delhi, Douala, Bujumbura, Hô Chi Minh.

Pour Rehab2, elle propose deux univers distincts réalisés à partir de collages photographiques : une zone portuaire désaffectée, en collaboration avec des artistes de la scène du graffiti urbain ainsi qu’une plongée dans le corps organique d’un animal marin, en collaboration avec le sculpteur sur métal Dysek.

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